samedi 24 janvier 2026

Le rosier d'Arthur Sellier

 Les archives : on n'en sort pas.

Toujours de nouvelles découvertes !  En entrant Essigny-le-Petit sur les moteurs de recherches des archives départementales ou sur des sites de presse ancienne, il n'est pas rare de trouver de nouvelles pages où figure le nom de la commune.

Ma dernière découverte sur le site "Retronews" : la variété du rosier  planté sur la sépulture provisoire du soldat Arthur Sellier. Bien sûr, cela n'est pas essentiel mais quand même. J'ai appris par la même occasion qu'Arthur l'Essignyacois a été le premier ou l'un des premiers soldats mort dans les combats autour de la commune de Sancy (devenue depuis Sancy-les-Cheminots)

C'est dans l'organe de presse mensuel de mars 1920 de la CGT cheminote que j'ai trouvé l'information.


 

 Quant au rosier "La France", il a été créé en 1867.



Un rosier mondialement connu

Ce buisson au port érigé est le premier rosier hybride de thé mondialement connu crée en 1867 par Jean-Baptiste Guillot Fils. Les longs boutons pointus du rosier La France retiennent une multitudes de pétales. Des pétales de roses au parfum délicieux qui s'épanouissent en très grandes corolles légèrement retroussées, d'un blanc argenté doublé de rose lilas. Le feuillage lisse et large se déploie sur des tiges minces.

Ce rosier, toujours diffusé en 2026,  a été honoré par un timbre-poste en 1999.


 On peut retrouver la biographie d'Arthur Sellier dans le livret "Le monument aux Morts a 100 ans" édité par la commune ou dans le blog d'Essigny-le-Petit à cette page 

dimanche 11 janvier 2026

Le recensement, il y a 100 ans : la population de chacune des rues

 Le recensement se fait rue après rue. L'agent démarre au bout d'une rue, recense toutes les maisons d'un côté de la rue, les unes après les autres. Arrivé à l'autre extrémité, il traverse la rue et la parcourt en sens inverse.Puis passe à la rue suivante....

En sera-t-il de même cette année ?

Pour clore son travail, l'agent récapitule rue après rue, le nombre de maisons, de ménages, d'individus, le nombre de Français, et en dernier, le nombre d'étrangers. 


 Puis les écarts comme la ferme du Buisson


 Une dernière récapitulation avant que le maire appose sa signature : le tableau récapitulatif par tranches d'âge.


 

dimanche 4 janvier 2026

Le recensement, il y a 100 ans : les 107 patronymes

 Le prochain recensement débutera dans qulques jours pour une durée de un mois..

Il y a un peu moins de 100 ans, le 30 mars 1926, Amédée Chevalier, maire, clôturait le dénombrement de l'année 1926, le deuxième après la Grande Guerre. 


 

Voici les 107 patronymes relevés sur ce document.

Dommage que les épouses et les veuves ne figurent pas sous leurs noms de jeunes filles. 

A : Ancelet. 

B : Baland, Barre, Bernier, Bertin, Beugnier, Beuve, Blanchard, Bobeuf, Bocheux, Bonaventure, Bontemps, Boucly, Bourdon, Bourquin, Bouvier, Brachet.

C : Calonne, Carpentier, Carré, Cattié, Cellier, Chevalier, Cochet, Colpart, Cools, Corbeaux, Couvez, Crignon, Croiset.

D : Daussin, Defrémont, Delabre, Delange, Deliencourt, Demange, Devillers, Dolhen, Dollé, Dubois, Dumoitier, Duquenne, Dutarque.

E : Égret, Étienne.

F : Falouis, Fontaine, Forest, Fournet.

G : Génot, Gilleron, Gladieux, Godefroy, Goguillon, Gosselin, Gosset, Gossoin, Graimblot, Gras.

H : Hérens, Hivet, Hoquet.

J : Joube, Julien. 

K : Kleczewski.

L : Laboux, Lardier, Laruelle, Laurence, Laurent,  Laville, Lécart, Lefèvre, Lepreux, Lesage, Lombard, Loncle.

M : Macaigne, Maillet, Marchand, Mares, Marlier, Martin, Mathias, Méniel, Menu, Minten, Moisson, Mouche, Musmeaux.

P : Pavot, Peltier, Pennelier, Petit, Plateaux, Poite, Pollénus, Prévot.

R : Roger, Rollet. 

T : Tison.

V : Vallier, Vasseur, Vatin, Veillerobe, Venet, Verzinet.

 

 

 

 

samedi 6 décembre 2025

Un déporté essignyacois (#2)

 La biographie de Josef dans "le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora" mentionne que son épouse se prénomme Stanislawa.  Il y est indiqué qu'il est agriculteur (plutôt ouvrier agricole), qu'il a 5 enfants alors que j'en ai identifié quatre. Des aînées du village m'ont confirmé qu'il y avait bien 5 enfants : il faut ajouter Irène née en 1933.


 La famille est domiciliée dans la commune. Si Jean y a vraiment vécu,on peut penser qu'il y a résidé peu de temps car sa plus jeune fille est née le 15 septembre 1938 à Beaurevoir et qu'il a été arrêté le 29 juillet 1940. Les aînées citées plus haut, Huguette et Ghislaine,affirment que Stanislawa et ses enfants sont arrivés, veuve et orphelins.

  


 "circonstances inconnues" et "pillage" Des points à éclaircir.

 




 * Revier : infirmerie

  

Émile Rimbot est l'une des nombreuses personnes qualifiées qui ont retracé le trajet de ces 9000 déportés.






 

CONVOI du 25 JUIN 1943. COMPIEGNE - BUCHENWALD

 

C'est dans ce convoi que Jozef a été déporté vers l'Allemagne en 1943.

 

Cet article est extrait du :

LIVRE-MEMORIAL

des déportés de France 

arrêtés par mesure de répression 

et dans certains cas par mesure de persécution

1940-1945 

Fondation pour la Mémoire de la Déportation

 

 

Transport parti de Compiègne le 25 juin 1943

et arrivé au KL Buchenwald le 27 juin 1943

 

Effectif recensé : 999 hommes

Matricules extrêmes : 13979 – 14940

Situations :

Evadés durant le transport : 34 (3,4 %)

Décédés et disparus en déportation : 387 (38,8 %)

Rentrés de déportation : 435 (43,5 %)

Situations non connues : 143 (14,3 %)

  

 


 C’est le premier transport important parti de Compiègne qui soit parvenu à Buchenwald. Ce sera le cas des sept transports suivants, jusqu’à la fin de janvier 1944. L’effectif total de ces huit transports est de 10 274 déportés, ce qui représente une proportion importante de l’ensemble de la déportation de répression. Cette situation n’est pas sans rapport avec l’importance prise alors par la production des fusées A4, les futurs V2. En effet, à chacun de ces transports, de très nombreux déportés sont transférés, d’abord à l’usine de Peenemünde, puis à Dora pour la construction de l’usine du Tunnel.

Au milieu de 1943, la mise en oeuvre du Service du Travail Obligatoire suscite l’hostilité de la jeunesse française. Certains refusent de partir et entrent dans la clandestinité, munis ou non de faux papiers, avec des risques d’arrestation dans des rafles. Dans certaines régions, des réfractaires se rendent dans des maquis, que les Allemands et la milice s’efforcent de réduire. 

D’autres, très nombreux, cherchent à franchir les Pyrénées pour gagner l’Afrique du Nord par l’Espagne. Les arrestations se multiplient le long de la frontière, en particulier dans les Basses-Pyrénées et les Pyrénées-Orientales.

De l’agitation – comme l’usage de la sonnette d’alarme – se produit dans des trains emmenant en Allemagne des jeunes qui ont répondu à leur convocation. Homère Fonteneau, qui se trouve dans un tel train entre Poitiers et Paris le 17 juin 1943, fait partie d’une trentaine de jeunes qui sont alors arrêtés à l’arrivée et transférés à Compiègne.

Les activités anti-allemandes, et la répression, prennent des formes diverses : grève à Martigues dans une usine, manifestation à Lapalisse (Allier) devant la maison d’un collaborateur, distributions de tracts, etc. Les arrestations touchent de nombreux départements.

Au total, 999 déportés quittent Compiègne le 25 (ou peut-être le 26) et arrivent le 27 à la gare de Weimar. Il s’agit de 860 Français et de 139 étrangers, dont 62 Néerlandais, 43 Polonais et 19 Belges. 34 évasions se produisent avant Châlons-sur-Marne, ce qui provoque le transfert de certains prisonniers, déshabillés dont Homère Fonteneau, dans d’autres wagons. 5 des 34 évadés seront à nouveau arrêtés et déportés en 1943 ou 1944. 3 autres évadés (étrangers) sont ensuite repris et rejoignent leurs camarades à Buchenwald. A l’issue du voyage, les déportés doivent gagner Buchenwald à pied de la gare de Weimar.

En effet la ligne construite entre Weimar et Buchenwald par des détenus, qui a été inaugurée le 21 juin, n’a pas résisté. Elle ne sera en état qu’en décembre 1943.

Après la quarantaine, le 9 juillet, un transport de quelque 350 « 14000 » est organisé en direction de Karlshagen, dans l’île d’Usedom, un Kommando dépendant du camp d’hommes de Ravensbrück. Ils sont en fait internés dans l’usine de fusées de Peenemünde, à l’instar des détenus de Sachsenhausen qui constituent déjà un Kommando à l’intérieur de l’usine Heinkel d’Oranienburg.

La base de Peenemünde ayant été bombardée dans la nuit du 17 au 18 août 1943, Hitler décide immédiatement que l’usine  de fusées sera transférée dans un site souterrain et que seule une main-d’oeuvre concentrationnaire y travaillera en dehors du personnel allemand. Le site choisi est la colline du Kohnstein, au sud du Harz. Le camp de Dora – un nom de code – accueillera là les détenus travaillant à l’« usine du Tunnel ». Dans les premiers mois, il ne s’agira en fait que d’un chantier très meurtrier.

A la fin d’août 1943, un premier Kommando d’une centaine d’hommes arrive sur place de Buchenwald. Parmi eux se trouve un « 14000 », Hessel Groeneveld, un médecin hollandais arrêté à Paris, qui jouera un rôle important au Revier de Dora. Au total, 116 déportés de la série des « 14000 » vont directement de Buchenwald à Dora dans les semaines suivantes. D’un autre côté, les très nombreux survivants de Karlshagen reviennent à Buchenwald, y sont réimmatriculés, puis transférés à Dora en octobre. Ce groupe de déportés subit des pertes importantes, soit à Dora, soit dans les « camps de repos » de Lublin-Maÿdanek et de Bergen-Belsen où sont envoyés des convois de malades. L’un d’entre eux, Michel Fliecx, qui survivra jusqu’à la libération en avril 1945, a écrit sous le titre Pour délit d’espérance le récit de son parcours Buchenwald-Karlshagen-Buchenwald-Dora-Bergen-Belsen. C’est un témoignage essentiel.

Les nouveaux venus passés dans le « grand camp » de Buchenwald arrivent dans un milieu dont les Français ont été jusqu’alors pratiquement absents. L’administration interne du camp est assurée par des détenus « rouges », allemands, tchèques ou polonais, en majorité communistes, qui ne sont pas spontanément favorables à des Français très inexpérimentés sur le plan politique.

En dehors de ceux qui sont envoyés systématiquement à Dora, on identifie d’autres transports depuis Buchenwald, en particulier celui de détenus affectés aux ateliers DAW appartenant à la SS. On les envoie travailler à Lublin. De là, du fait d’évacuations successives, les survivants se sont retrouvés en majorité à Auschwitz, puis à Mauthausen. Tel est le parcours d’Homère Fonteneau.

Les autres membres du transport des « 14000 » sont demeurés à Buchenwald et beaucoup ont été pris, à un moment ou un autre, dans un transport soit vers un Kommando de Buchenwald, soit vers un autre camp.

On ignore le sort de 91 des 139 étrangers arrivés le 27 juin 1943. Les situations non connues pour les Français portent sur 52 personnes, soit 6 % de l’effectif.

 


 

 

mardi 11 novembre 2025

Un déporté essignyacois (#1)

 Les cérémonies et festivités sont souvent l'occasion de parler de l'histoire et des histoires d'Essigny, des Essignyacois et des Essignyacoises.

Régis Joube m'a offert ce jour un exemplaire de l'Aisne nouvelle. Pas un des premiers numéros mais un numéro qui date de 2021, du jeudi 22 avril, exactement. Il y est question de 80 déportés axonais à Mittelbau-Dora.

A la une de l'Aisne nouvelle du 22 avril 2021

 Il y est question d'un livre monumental de 2500 pages retraçant la biographie de presque 9000 Français qui y ont été déportés.

Parmi eux, 80 Axonais.


 Si le blog en parle aujourd'hui, c'est qu'un Essignyacois figure sur cette liste. C'est un des Polonais axonais :Josef Jaroszewski.

Quel est son lien avec notre petite commune ? 

Les archives municipales font mention de deux frères : Stanislas né en 1924, Jean né en 1927 et de deux soeurs : Maria née en 1931 et Jeannine née en 1938.

Cette fratrie est bien issue d'un Josef Jaroszewski et de Stanislawa Kjyzanowska. 


 Est-ce bien le Josef dont il est question dans cet épais ouvrage-mémoire ? 

Une visite aux archives départementales qui possèdent ce livre s'impose. 

La presse départementale (le Progrès de la Somme et le Grand Écho de l'Aisne) mentionne dans les faits divers, par deux fois au moins,  un Joseph Jaroszewski. Est-ce notre homme ?

mercredi 18 juin 2025

Monsieur Jean KOURAGE

 Paermi les petites annonces de recherche d'eJean KOURAGEmplois, une plutôt curieuse.


 Ce Monsieur Jean Kourage (existait-il vraiment ?) n'était pas le seul briquetier essignyacois car il existait réellement ans les années 20 une briqueterie et une fabrique d'agglomérés dans le village.

 

Le Grand Écho de l'Aisne du 18 novembre 1922

 

 

Le Grand Écho de l'Aisne du 12 août 1922