vendredi 15 juin 2018

Démissions au conseil



Dans le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement du 20 juillet 1913 :

ESSIGNY-LE-PETIT
NOUVELLE DÉMISSION

Après M. Vasseur, maire, M. Godefroy, adjoint, vient de démissionner pour raison de santé ; il se retire même du conseil municipal. Un décès étant déjà survenu, il y a donc deux ou trois places vacantes selon que M. Vasseur est resté ou non conseiller municipal. Des élections complémentaires vont avoir lieu.

mercredi 13 juin 2018

"La politique au village"

Dans le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement du 18 juillet 1905 :

ESSIGNY-LE-PETIT - Il est très difficile, pour ne pas dire impossible, de démêler les raisons de "la politique au village".
Et c'est ainsi que l'article publié sous la rubrique Essigny-le-Petit dans notre dernier numéro, ne doit pas être pris au pied de la lettre.
Par exemple il n'y a pas à Essigny d'alliance socialiste, pour cette excellente raison que M. Ballet reste isolé dans le conseil et que pour faire alliance il faut au moins être deux. Il y a bien le "terrible citoyen Mousler" mais il est si tourne-casaque que personne ne peut sérieusement compter sur lui.
Bref, n'insistons pas sur des incidents qui n'ont plus d'intérêt même pour les gens d'Essigny, et constatons seulement que la municipalité nouvellement nommée composée de M. Roger, du Buisson, maire, et de M. Duquenne, adjoint, nous donne toute satisfaction ; nous ne voulons rien savoir d'autre.

lundi 11 juin 2018

Pour en finir - provisoirement- avec les infidélités

Les histoires d'adultère se terminent au tribunal. Voici quelques condamnations prononcées contre les coupables.

Dans " le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement " du 7 novembre 1875

Gilbert Julie Élisa, 31 ans, manouvrière à Essigny-le-Petit, adultère, 2 mois de prison.
Gsset Jean-Baptiste, 61 ans, manouvrier à Essigny-le-Petit, complicité d'adultère, 8 jours de prison.


Dans " Le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne " du 4 janvier 1903

Les nommés : Drumez Armand, 38 ans, et Dorigny Isabelle, 28 ans, demeurant tous deux à Essigny-le-Petit, ont été surpris le 16 décembre dernier en flagrant délit d'adultère.
Il sont condamnés chacun à 50 fr. d'amende en raison de récidive.




samedi 9 juin 2018

Encore une épouse volage et un mari jaloux

N'allez pas croire que les maris d'Essigny aient plus de raison que les maris des communes voisines d'être jaloux.
Cet article de presse date du 9 décembre 1888 dans le Guetteur de Saint-Quentin et de l'Aisne.

ESSIGNY-LE-PETIT . - Il y avait déjà quelque temps qu'un brave bûcheron d'Essigny, le sieur M...., soupçonnait sa légitime de donner des coips de canif dans le contrat. Mais, avant de se plaindre à Thémis, il voulait avoir la certitude de son malheur.

   Donc, samedi dernier, vers la brune, M.... se mit aux aguets autour de sa demeure, dans l'espoir de surprendre le flagrant délit.

   Son attente ne fut pas longue. Vingt minutes ne s'étaient pas écoulées qu'il vit s'avancer d'un air dégagé l'habitant de Fonsomme, celui qui le supplante dans les faveurs de Mme M.... Aussitôt que celle-ci aperçoit son amant, elle lui adresse son plus gracieux sourire et lui fait signe ... que la voie est libre. 

   Bientôt le couple descendait à la cave et refermait, mais pas à clef, la porte sur lui.

   M... quitta alors son observatoire, s'arma d'une fourche, ouvrit doucement la porte de la cave et tomba sur les coupables au moment où le front du pauvre M... était menacé de la plus belle paire de cornes qui fût jamais.

   En pareil cas, un homme muni d'une fourche pouvait en faire un terrible usage, mais M... garda son sang-froid, et sa fourche fit au couple délictueux plus de peur que de mal.

   L'infortuné s'est contenté de confier ses chagrins à M. le maire et au parquet.

   Et l'adultère a dû être constaté par procès-verbal, ajoute le Journal de Saint-Quentin.


jeudi 7 juin 2018

Avant Essigny, un ballon à Croix

Pourquoi le ballon d'Essigny est-il resté dans la mémoire collective alors que de nombreux autres se sont posés un peu partout dans la campagne.
En voici encore un. Tel celui-ci qui s'est posé à Croix-Fonsomme, 15 ans avant celui d'Essigny.

Ce qu'en dit le Journal de Seine-et-Marne du 10 août 1879.


L'aérostation militaire. - Dimanche, vers 4 heures du soir un ballon est passé au-dessus de Saint-Quentin : son allure était très lente, et pendant longtemps on a pu le suivre des yeux, se dirigeant vers le nord.

Ce ballon était monté, dit le Glaneur, par deux officiers appartenant à l'école de Stratégie militaire, le capitaine Renard et le lieutenant Cresper : parti de Meudon à 9 h 45 du matin, il est arrivé assez rapidement à Compiègne, mais tout vent ayant cessé alors, il n'a plus avancé que péniblement. A 5 h 25, il est descendu à Croix-Fonsomme, à 200 mètres environ de la ligne du chemin de fer. Toute la population du village et des communes voisines était accourue pour assister à la descente qui s'est effectuée très heureusement.
Pendant le cours de leur traversée, les voyageurs ont beaucoup souffert de la chaleur ; le ballon s'est élevé à 2 000 mètres.

M. Lucien Latour, de Croix-Fonsommes, après avoir offert l'hospitalité aux deux aéronautes, les a ramenés à Saint-Quentin avec le ballon qui avait été immédiatement dégonflé et replié.

Source : Retronews - Le site de presse de la BnF 

mardi 5 juin 2018

Une épidémie de choléra

En mars 1849 débute en France une épidémie de choléra qui dure jusqu'en septembre et fait plus de seize mille morts.

Le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement fait un bilan (provisoire ?) de cette épidémie dans son édition du 6 septembre 1849.


Il y eut 2 cas dont 1 mortel à Essigny ; le journal explique pourquoi il faut s'abstenir de boire du cidre doux.

Source : Retronews - Le site de presse de la BnF



dimanche 3 juin 2018

La municipalité recrute

Autrefois, chaque municipalité recrutait elle-même les instituteurs chargés de l'école.
Souvent, le concours de recrutement de l'instituteur communal ou de l'institutrice communale a lieu le dimanche après la messe.

Le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement du 8 septembre 1833

Ce recrutement à la rentrée de 1833 fait peut-être suite au décès de Jean Baptiste Dinancourt, instituteur, décédé le 8 juillet 1833 à Essigny-le-Petit à l'âge de 66 ans.

En 1835, l'instituteur est Jean Baptiste Piton, âgé de 22 ans. Le 14 juin, il déclare la naissance de son fils qu'il prénommera Jean Baptiste.

Un nouveau recrutement intervient en 1837 au milieu de l'année scolaire, sans doute consécutif au départ de Jean Baptiste Piton pour Remigny.

Le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement du 12 février 1837

Sources : Retronews - Le site de presse de la BnF, les archives départementales de l'Aisne et l'association Généalogie-Aisne.