mercredi 8 juillet 2026

De piètres conducteurs

 Deux frères, agriculteurs, domiciliés dans la commune, ont accumulé des accidents de la circulation dont un au moins fut mortel.

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 C'était en 1930. André Lux écopa de 16 fr. d'amende avec sursis.

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Quand ce n'était pas un accident, c'était la voiture qui prenait feu. Nous sommes alors en 1937.


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 Nous sommes en 1949, c'est auto contre vélo. Qui était en tort ?


 

 En 1932, un motocycliste a une jambe broyée.

 

Un autre article de presse précise que l'automobiliste avait la priorité de passage.

 

 Encore un cycliste en 1947.

 

 

   

En 1935, c'est un charretier d'une des fermes Lux qui détériore un pylône.

  

Le cycliste garde-chasse subit un arrêt de travail après la collision


 

 

 

 Terminons par l'accident mortel survenu à Gibercourt en 1937


 



 

Le 8 juillet, on inaugurait le stade

 En quelle année inaugurait-on officiellement le stade ?

C'était il y a 75ans pile, le 8 juillet 1951.

Voici 2 articles de presse détaillant le programme de cet ÉVÈNEMENT SENSATIONNEL.


 

 

 Le terrain de sports est toujours là bien que plusieurs de ses équipements aient disparu dans les décennies 80-90 comme les portiques rongés par la rouille et les aires de saut en longueur et de saut en hauteur encadrées de solides bordures en béton. 

On ne parle pas basket-ball lors de cette journée de fête alors qu'on pratiquait ce sport dans la commune depuis plusieurs années, des minimes aux séniors, tant  chez les hommes que chez les femmes. 

Je n'ai trouvé qu'un nom de basketteuse d'avant l'inauguration : Agnès Bocheux, et pour reprendre le journal, maman de notre sympathique Roland.


 

 Peut-être pourriez-vous m'aider à trouver d'autres basketteuses et basketteurs de cette époque ?

 

mercredi 1 juillet 2026

On annonce la naissance de triplés

 Le jeudi 16 avril 1874, le journal "l'Argus soissonnais" annonçait :


Effectivement, le 13 avril 1874, à six heures du soir, est né Antoine-Lucien. Suivent à six heures et demie Désiré et à neuf heures et demie Alexis.

Le papa est Antoine Fromaitan, domestique, âgé de 39 ans, la maman Marie Élisabeth Émélie Lécart, festonneuse, âgée de 38 ans. 

Si les trois garçons sont nés vivants, ils n'ont pas survécu bien longtemps puisqu' Alexis est décédé le lendemain de sa naissance et que ses deux frères sont morts au bout de 4 jours.

Le 30 mai suivant naissent des jumelles, Julie et Marie Tellier. Elles meurent, l'une le 3 août, la seconde le lendemain. 

6 des 14 enfants de l'année 1874 n'ont pas connu 1875. 

mercredi 24 juin 2026

De gros orages

Les alertes aux orages de grêle se sont multipliées ces jours derniers. Essigny a été épargné mais des villages axonais et samariens ont subi des dégâts importants sur des bâtiments publics, des exploitations agricoles et bien sûr sur des maisons. De futures récoltes furent hachées. Les alertes "canicule" se poursuivent et nous ne sommes pas à l'abri de nouveaux orages.

Le blog fait mention de deux épisodes particulièrement intenses : celui du 11 septembre 2008 et un autre datant de 1905, le 16 juillet où il tomba des grêlons de 50 grammes (poids d'un petit œuf de poule).

Les archives départementales, de plus en plus riches de journaux anciens, décrit une autre catastrophe naturelle survenue en 1865. Un premier orage survint le 7 mai 1865  et le second le 17 juillet de la même année. Le 1er affecta surtout le canton du Câtelet et Bohain avec une épaisseur de grêlons pouvant atteindre 65 centimètres.

Le second frappa également la commune. 

On peut lire dans le journal "Les Tablettes de Saint-Quentin" du 20 janvier 1934 


 

 

Les grêlons se sont sans doute accumulés sur la voie entre les deux talus qui la bordent entre la rue de la Gare et Courcelles. 
 

Un grêlon pesant 400 grammes a un diamètre de 9 à 10 centimètres, supérieur à celui d'une boule de pétanque.


 

vendredi 19 juin 2026

50 ans pour retrouver le ballon d'Émile Goguillon

 Il y a 50 ans, Émile Goguillon me parlait d'une montgolfière ou plutôt d'un ballon à gaz qui s'était posé pas très loin du village alors qu'il avait 9 ans.

Je n'avais pour l'instant pas trouvé de correspondance entre cet atterrissage et un évènement relaté dans la presse. 

Cela m'avait conduit à relier son récit à un atterrissage qui s'était déroulé en 1894 et dont Émile avait eu connaissance par ouï-dire puisqu'il avait eu lieu 6 ans avant sa naissance. Ce vol de 1894  avait connu un retentissement "mondial" dont les Essignyacois se souvenaient encore 10 ans plus tard comme il est noté dans l'article suivant. 

Émile, alors qu'il avait 4 ans, a-t-il été marqué par l’atterrissage d'un ballon, le "Jean-Macé"  qui se  posa sur le terroir essignyacois le dimanche 19 juin 1904, il y a 122 ans aujourd'hui ? 



 La revue "L'Aérophile" qui tient un journal des ascensions ne fait pas mention de ce vol à cette date mais relève ce jour-là un autre vol au départ d'Albert avec un atterrissage aux environs de Saint-Quentin.
 

 Saura-t-on un jour, avec certitude, quel est vraiment  l'aérostat à qui nous devons le surnom de "ballonnistes" ? D'autant que d'autres ballons se sont posés dans la commune et que d'autres, plus nombreux, sont repartis, dégonflés, depuis la gare sur des wagons après s'être posés dans les villages voisins.

mercredi 17 juin 2026

1939-1945 : une autre victime essignyacoise fusillée par les Allemands


Le patronyme de Montmartre ne figure pas dans les documents des archives communales mais si le couple n'a pas séjourné longtemps dans la commune, cela n'a rien d'étonnant.

Dans le même article, le bihebdomadaire cite plusieurs familles et plusieurs communes axonaises. Les plus nombreuses sont thiérachiennes ; je fais alors un rapprochement avec un petit bourg ardennais : Signy-le-Petit (1)

 2 lettres de plus ou de moins dans le nom du village : c'est de là que pourrait venir l'erreur de la presse.

Voici ce qu'écrit Le Maitron à propos de ce résistant, maquisard de Signy-le-Petit dans les Ardennes


 Source : https://maitron.fr/montmartre-ernest/, notice MONTMARTRE Ernest par Philippe Lecler, version mise en ligne le 5 novembre 2015, dernière modification le 5 novembre 2015.

 (1) Notre  mairie recevait  de temps à autre des courriers, des factures, des colis destinés à la mairie signacienne. Des confusions qui se perpétuent.

Puis le doute s'installe à nouveau à la lecture du compte rendu d'une audience de police correctionnelle : un dénommé Montmartre d'Essigny-le-Petit est condamné pour escroquerie. Sa condamnation est publiée dans le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement du 14 décembre 1859.


 Cette condamnation dans le ressort du tribunal de Vervins nous renvoie probablement à quelques kilomètres de là, à Signy-le-Petit.

 

 

mercredi 10 juin 2026

L'inhumation de Roger Dumoutier

Roger Dumoutier fut fusillé le 1er avril 1944 en Lorraine. En 1948, sa mère fit transférer son corps à Essigny pour qu'il y soit inhumé auprès des siens revenus dans la commune.

Dans la brochure "Le monument aux morts a 100 ans", il est indiqué la date du 28 avril 1948 comme date de réinhumation (pièce comptable en mairie). 

En feuilletant les nouvelles mises en ligne des archives départementales de l'Aisne, je "déniche" un court article mentionnant  le transfert du corps de Roger Dumoutier dans le cimetière communal. 

Ce n'est pas la date du 28 avril 1948 qui y figure mais celle du 2 mai suivant.  Le creusement de la fosse aurait eu lieu le mercredi 28 avril et la cérémonie quatre jours plus tard, un dimanche. C'est fort probable.

Cette réinhumation fait l'objet d'une cérémonie que décrit le journal "La Dépêche de l'Aisne" du 15 mai 1948