lundi 27 mai 2024

Émile Lécart mort 2 fois

 Le monument aux morts va bientôt avoir cent ans.

A cette occasion, je cherche à retracer le parcours de vie de chacun des défunts dont le nom est gravé sur ce monument.

Si côté militaires, c'est plutôt clair, côté civils, c'est moins facile.

Les deux Lécart me posent problèmes. Je croyais m'en être sorti du côté Émile quand je découvre un second acte de décès qui  le concerne ou pas. Il y  erreur mais laquelle ?


L'acte de décès dans les registres de Saint-Quentin

 C'est en cherchant les actes de naissance d'enfants du couple Lécart-Maire que je tombe sur un autre acte de décès :

L'acte de décès dans le registre d'état-civil essignyacois

Cherchez les différences et les similitudes entre les deux actes.

Vous avez trouvé ?

Identiques, les noms de famille, la date du décès, l'identité de la conjointe

Différents, le lieu du décès, les prénoms des Lécart.

Le second acte est une reconstitution de l'état-civil dont les deux registres ont été détruits par faits de guerre. Il repose sur d'autres actes ou documents utilisant parfois les prénoms usuels des personnes concernées. En feuilletant le registre d'état-civil essignyacois, je découvre quelques pages plus loin, la transcription de l'acte saint-quentinois. 

J'en resterai là, sur l'acte saint-quentinois à moins que d'autres découvertes...


dimanche 31 décembre 2023

Les curés de Fonsomme... et d'Essigny

 Nicolas Berdal, professeur des écoles que vous avez peut-être côtoyé dans les classes du regroupement  scolaire (pour les plus jeunes des lecteurs du blog) m'a adressé un article de presse extrait du "Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement" du 12 juillet 1914 dans lequel il est question des noces d'argent pastorales de l'abbé Véron, curé de Fonsomme et d'Essigny-le-Petit depuis 1888.

Cet évènement eu lieu le lundi suivant la fête communale lors de la messe pour les défunts de la commune.

La fête du dimanche

Les forains ayant boudé la fête, ce ne fut pas une réussite ; elle ne fut qu'un batiziaux.

Mais qu'est ce qu'un batiziaux ? Qui peut traduire ce mot, sans doute picard ?


Les noces d'argent pastorales du lundi

 

Les curés de Fonsomme

Le correspondant du journal (le Guillaume Caillet de l'époque 😉) en profite pour lister les prêtres desservant la paroisse après la période révolutionnaire. La plupart de ces curés ont également desservi la paroisse Saint-Didier d'Essigny, à l'exception peut-être des prêtres titulaires des paroisses de Fontaine-Uterte et de Fontaine-Notre-Dame.



 

mardi 7 novembre 2023

Les as du carreau (*)

 Dans un précédent article, le blog reprenait un article de presse de 1880 consacré à la société du jeu de fléchettes "L'Union".

Nous voici maintenant en 1902. Le Guetteur s'intéresse à la société d'arbalétriers "Guillaume Tell" dont le siège est situé dans le débit de boissons  Boucly-Seguay.

Essigny-le-Petit

Dimanche dernier 2 février, la Société d'arbalétriers Guillaume Tell dont le siège est chez M. Boucly-Seguay a donné son banquet annuel à l'occasion de la Saint-Sébastien.

Au dessert, un membre de la Société a fait un pressant appel à la générosité de ses camarades en faveur des femmes et des enfants enfermés au mépris des lois de l'humanité dans les camps de concentration où ces infortunés sont en proie à une mortalité terrible. (**)

La collecte faite parmi les assistants a produit la somme de 8 fr. 50 qui sera transmise au comité de secours de Saint-Quentin.

Une autre collecte faite en faveur d'un membre de la Société actuellement sous les drapeaux a produit 5 francs qui seront favorablement accueillis par l'intéressé.


(*) Le carreau est le projectile utilisé avec une arbalète

 

(**) Ainsi, au fil du siècle, des sociétés se créent pour aider les familles indigentes avec des enfants, ou les femmes en couche, et permettent alors de limiter le nombre d’abandons. On peut citer par exemple la Société de charité maternelle, ou encore le couvent du Bon-Pasteur, premiers exemples d’une politique d’assistance des filles-mères et de leurs enfants qui s’impose, surtout à la fin du XIXe siècle, avec de nombreux projets d’asiles. Des dons de particuliers étaient faits en ce sens, comme celui de Mme Boucicault à l’Assistance publique, en 1886, pour faire ouvrir des « maisons de refuge pour les filles-mères, pour la première fois. 

Extrait de "Les filles-mères au XIXème siècle de Coline Bargier"


samedi 30 septembre 2023

Les élus de 2014

 

Pour la 1ère fois, les candidatures à l'élection municipales des "petites" communes doivent obligatoirement être déposées en sous-préfecture et validées par l'administration.

Point de candidatures de dernière minute, point de voix dispersées sur des dizaines de non-candidats. Pas de suspense puisqu'il n'y avait que onze candidats pour onze sièges à pourvoir.

Ce sera le 28 mars 2014.

 

NOMS & PrénomsNaissanceVoix
VASSET Claude10/10/1947148
PERTUS Patrick19/12/1953121
DAGNICOURT Jacky03/05/1951131
DOUAY Geneviève29/05/1964127
CARNOY Martine04/10/1954144
ÉDOUARD Catherine03/12/1966144
GODAIN Bruno20/02/1965141
PROIX Arnaud04/11/1969141
THAISSART Dominique14/08/1967140
ARBOGAST Michèle29/04/1949135
GEST-DAMBRE Éric25/03/1975124

Patrick PERTUS démissionnera de son poste de maire-adjoint mais restera conseiller municipal. Il sera remplacé comme premier adjoint par Éric GEST-DAMBRE le 13 décembre 2014.

jeudi 24 août 2023

Des as du jeu de fléchettes

La journée du 25 juillet [1880] aura une belle page dans les annales de la société du jeu de fléchettes, L'Union, d'Essigny-le-Petit dont le siège se trouve chez M. Harmand-Delaplace.

On a béni, ce jour-là, le magnifique drapeau offert généreusement à la société par plusieurs personnes de Saint-Quentin désireuses de récompenser dignement les succès obtenus par nos tireurs au récent concours de cette ville.

Après la bénédiction du drapeau, un Te Deum a été chanté et, à la sortie de la messe, on a rendu les honneurs du nouvel insigne au premier magistrat de la commune. M. le Maire [Adolphe Mennechet] a été très sensible à cette démarche.

Tout cela s'est passé dans l'ordre le plus parfait et avec cet esprit de fraternité et de franche gaîté qui caractérise les habitants du pays. C'était une véritable fête pour la commune ; et la mémoire des honorables donateurs du drapeau ne s'y éteindra pas de sitôt.

Le Journal de Saint-Quentin - août 1880 - Médiathèque de Saint-Quentin

Le Journal de Saint-Quentin - août 1880 - Médiathèque de Saint-Quentin

Comment jouait-on aux fléchettes il y a 150 ans ?

Il s'agit probablement de fléchettes  qu'on nomme également javelots.

On parle alors de javelot tir sur cible pour ne pas confondre avec la discipline athlétique du lancer de javelot.

Le javelot tir sur cible est un jeu traditionnel devenu une discipline sportive reconnue.

Le javelot est une grosse fléchette composée d'une pointe en acier pesant entre 300 et 400 g et d'un plumet (plumes de dindes). Le joueur lance le javelot vers une cible placée à 8 mètres. La cible est un rond (40 cm de diamètre) avec le centre situé à 80 cm du sol. La cible comporte deux cercles concentriques (bagues): le petit cercle a un diamètre de 6 cm et le grand cercle mesure 21 cm.

Les javeloteux lancent deux javelots vers la cible. Lorsqu'un javelot atteint la cible à l'intérieur du petit cercle, cela donne 2 points et entre le petit et le grand cercle, cela donne un point.


 Photo : France 3

 

vendredi 12 mai 2023

Le chemin de croix de l'église

 


 

Dans un article du blog communal du 31 août 2014, je m'interrogeais sur Madame Jehanno qui offrait le chemin de croix de l'église.

J'avais émis l'hypothèse d'une mauvaise lecture du nom Le Lanno du nom de l'architecte de l'église.

J'ai enfin retrouvé ce patronyme de Jehanno dans les archives de la mairie : Monsieur Eugène Jehanno a acquis une concession dans le cimetière communal.


Une concession pour y inhumer la famille Deparis-Dolhen.

Une rapide recherche sur Généanet me permet d'établir un lien 

Le 18 mai 1890, est affiché à Paris la publication du mariage entre Eugène Joseph Marie Jehanno, 22 rue Notre-Dame-Des Victoires à Paris et Marie Léonie Eugénie Deparis, domiciliée à Survilliers (Seine-et-Oise)

Le couple a eu au moins une fille Jeanne Eugénie Aimée le 21 septembre 1891.


(A suivre)

Sources :

Registre des concessions du cimetière d'Essigny-le-Petit

Fonds Coutot : État-civil de Paris et sa région - Mariages 1860-1902 (Paris, France)

Registre état-civil Paris 2ème arrondissement

vendredi 31 mars 2023

Les élus de 1995

 11 élus le 11 juin au 1er tour

NOM & Prénom
NaissanceProfessionVoix
VASSET Claude10/10/1947Inspecteur des impôts164
CALONNE Norbert26/06/1928Garde champêtre retraité156
PRUD'HOMME Gérard06/06/1947Chauffeur routier155
BOCKSTAL Michel09/10/1936Gérant de société154
DAGNICOURT Maryse27/05/1950Secrétaire145
DUVAL Micheline19/10/1946Gynécologue137
GUILBERT Gérard30/09/1944Inspecteur SNCF132
SCHEMITH Daniel01/09/1944Soudeur128
JACQUEMONT Gérard21/04/1942Conseiller d'orientation127
BACHELET Olivier13/02/1963Technicien méthodes121
EGO Corinne21/09/1965Secrétaire médicale117