dimanche 10 février 2019

Tunisie - Maroc - Algérie

A chaque édition du journal, l'Aisne nouvelle présente des soldats engagés en Afrique du Nord.

Le 11 juin 1960, un Fonsommois et un habitant de Brancourt-le-Grand militaires en Tunisie sont à l'honneur.

Jean-Marie Poizot, le Fonsommois est à gauche.

Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin




vendredi 8 février 2019

Une héroïne de la Résistance

Jacqueline Thirion a déjà fait l'objet d'un article sur le blog de la commune en 2015 ; article que vous pouvez  retrouver ici.

L'Aisne nouvelle en 1960 relate l'attribution de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre avec palme dont elle a fait l'objet par décret du 22 juin 1960.

L'Aisne nouvelle du 1er octobre 1960 - Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin



jeudi 7 février 2019

1960 : Gérard Denimal félicité deux fois

Bien qu'ayant quitté la commune il y a de nombreuses années maintenant, Gérard reste une figure locale.
Bien longtemps après avoir quitté la commune, avec son épouse Marie-Thérèse, ils participaient tous deux à l'animation musicale du repas des aînés et aidaient également lors de la brocante du 8 mai ou lors d'autres animations, derrière la pompe à bière ou la friteuse.

Dans l'Aisne nouvelle, en 1960, Gérard est mis deux fois à l'honneur.

L'Aisne nouvelle du 26 mai 1960
 Un extrait de "Rossignol de mes amours" de Luis Mariano

 Rossignol, rossignol de mes amours,
Dès que minuit sonnera,
Quand la lune brillera,
Viens chanter sous ma fenêtre
Rossignol, rossignol de mes amours,
Quand ton chant s'élèvera,
Mon chagrin s'envolera
Et l'amour viendra peut-être.
Ce soir, sous ma fenêtre
Reviens, gentil rossignol



L'Aisne nouvelle du 9 juillet 1960
Source : L'Aisne nouvelle - Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin

samedi 2 février 2019

Filochard et Ribouldingue

René Dauteuille était receveur des postes à Lesdins de 1969 à 1982, à l'époque où le facteur distribuait le courrier à domicile avec une grosse mallette en cuir et son vélo comme moyen de locomotion.

Il s'intéressa à l'histoire de Lesdins et  des environs et regroupa le résultat de ses recherches dans un opuscule d'une soixantaine de pages que l'on peut consulter à la médiathèque de Saint-Quentin et sans doute en mairie de Lesdins qui est dépositaire des recherches lesdinoises du facteur.


Bien sûr, on n'est pas étonné qu'on y parle d'Essigny puisque les de Chauvenet ont été, pendant un temps, seigneurs de Lesdins et d'Essigny-le-Petit.

Mais pourquoi ce titre d'article : Filochard et Ribouldingue ?
Ce sont les pseudos attribués attribués à deux Essignyacois.Ils avaient comme copains Napoléon, Clovis, Raimu, Zinc, Pipo,....

Ces deux surnoms ne disent rien aux habitants d'Essigny rencontrés lors de la cérémonie des vœux de la municipalité samedi dernier.

Alors voici en intégralité l'article que consacre René Dauteuille à cet épisode de la vie lesdinoise :

 " L'arrivée de Monsieur HARVOIS Paul instituteur à Lesdins et secrétaire de mairie, va être l'échelon précurseur à l'implantation d'un groupe de jeunes gens décidés à jouir de la vie pour libérer le sol français de l'occupation allemande.
La création d'une équipe de football fut le début de la formation du groupe de jeunes gens qui, nantis d'une belle et franche camaraderie, essayèrent de participer avec leurs petits moyens contre l'envahisseur teuton.

Ainsi donc, le chef qu'il leur fallait se dessina en la personne du "MAÎTRE D'ÉCOLE". J'utilise ce nom, désuet maintenant, mais qui, à cette époque, est synonyme de respect dans tout village comme Lesdins. C'était lui qui, comme à un jeu, pouvait les mener au combat.
Le mot "jeu" n'est pas péjoratif comme vous pourriez le croire, car la personne qui faisait partie de ces jeunes résistants qui me donne les renseignements mis en page, m'explique que la peur, si elle les effleure, ne fut pas souvent présente, c'était une partie de rigolade entre bons copains.
Les noms qui suivent sont pris sur un [mot illisible ou effacé] état nominatif des FFI comptant à l'effectif  à la date du 1er septembre 1944 et qui dépendait du groupement FFI Saint-Quentin secteur NEGUS 3ème section LOUPY.




Tous ne participèrent pas aux actions du début et rejoignirent le groupe plus tard.
Nous pouvons aussi parler des habitants qui, sans participer vraiment, aidèrent, en sympathisant avec eux, ces jeunes soldats de l'ombre.
Tout d'abord, ces jeunes opéraient sans arme, de sorte qu'en cas de capture, ils pouvaient trouver une raison d'être dehors, plus facilement. Malgré tout, ils avaient chez eux les moyens nécessaires de combattre les Allemands. 

Leurs missions consistaient à couper des fils téléphoniques, barbouiller les pancartes directionnelles lors des déplacements des convois allemands, réceptionner des parachutages, missions souvent très dures, en raison de mauvais largages. Ces derniers avaient lieu entre Fontaine-Uterte et la ferme de Bellecour, sur le mont Varin où était une excellente cache pour les armes. Celle-ci fut même approvisionnée en prévision d'un parachutage de troupes qui devaient prendre Saint-Quentin sur les arrière-lignes allemandes.

 La réception de prisonniers politiques, lors d'un arrêt volontaire d'un train entre Morcourt et Lesdins, leur apporta quelques frayeurs. Au lieu de deux hommes prévus, il y en avait trois. Le comble était que les deux prévus ne connaissaient pas le troisième et pensaient qu'il s'agissait d'un mouton qui allait les vendre à la première occasion venue. Ils hésitèrent longtemps, et cet homme, s'il vit encore, doit la vie à cette hésitation, car il s'avéra plus tard qu'il n'en était rien. Cet homme avait simplement profité de la situation. Ce fut Madame Harvois qui en eut la garde quelques jours. 

Ces jeunes cocardiers firent le 14 juillet 1944 un exemple qui sied bien à la jeunesse, les habitants doivent s'en souvenir. 
Pendant la nuit du 13 au 14 juillet 1944, les défilés étant interdits par l'occupant, ils fixèrent un drapeau tricolore au monument aux morts et avertirent la population qu'elle pouvait, par petits groupes, passer devant celui-ci pour rendre un hommage silencieux, mais oh combien chaleureux aux morts de 14-18 ainsi qu'à ceux qui avaient donné leur vie depuis le début de 1940.

Toute cette équipe, ces jeunes courageux faillirent bien laisser leur vie dans une équipée qui coûta celle de nombreux résistants de Fontaine-Notre-Dame. Ils étaient prévus pour cette mission ; un contre-ordre leur sauva la vie. 

Ils participèrent à la prise de Saint-Quentin et défilèrent dans cette ville. Ils revinrent ensuite pour déminer le pont Pascal que les Allemands n'avaient pas fait sauter.

Une partie de ces jeunes se dispersèrent, les uns s'engagèrent pour terminer la guerre au côté des autres Français combattants, d'autres participèrent à la remise sur pied de la France meurtrie.

Pour clore ce chapitre de l'histoire de notre village, je tiens à rendre hommage aux personnes restées dans l'ombre et qui aidèrent des jeunes maquisards dans leurs missions. "


Donc Filochard et Ribouldingue, René Martin et René Mathias dans le civil, étaient des résistants. Comme quelques autres Essignyacois. Ils seraient restés dans l'ombre sans les recherches du facteur de Lesdins.






mercredi 30 janvier 2019

Gunga Din au cinéma à Fonsomme

Outre l'état-civil de 1953, l'Aisne nouvelle du 30 janvier 1954 présente la prochaine séance de cinéma à Fonsomme.




Gunga Din, film américain sorti en France en février 1939 raconte l'histoire d'un porteur d'eau indien, Gunga Din, qui se sacrifie pour empêcher que les troupes anglaises ne tombent dans un piège tendu par une tribu rebelle.


 Le scénario est inspiré d'un poème épique de Rudyard Kipling publié en 1892.
Ce poème est le récit à la gloire d'un serviteur indien méprisé par les soldats anglais qu'il sert pourtant avec dévouement, jusqu'à donner sa vie pour sauver l'un d'eux lors d'un combat.

Sources : 
L'Aisne nouvelle du 30 janvier 1954 - Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin
Encyclopédie Wikipédia

mardi 29 janvier 2019

samedi 26 janvier 2019

La route sanglante

Ce titre lugubre revenait souvent dans les journaux des années 50 à 60 sans doute encore plus jusque dans les années 70 à 75.

On dénombrait 10 000 morts vers 1960 pour atteindre 18 000 au milieu des années 70-75.

L'Aisne nouvelle du 28 juillet 1959. Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin