mercredi 24 juin 2026

De gros orages

Les alertes aux orages de grêle se sont multipliées ces jours derniers. Essigny a été épargné mais des villages axonais et samariens ont subi des dégâts importants sur des bâtiments publics, des exploitations agricoles et bien sûr sur des maisons. De futures récoltes furent hachées. Les alertes "canicule" se poursuivent et nous ne sommes pas à l'abri de nouveaux orages.

Le blog fait mention de deux épisodes particulièrement intenses : celui du 11 septembre 2008 et un autre datant de 1905, le 16 juillet où il tomba des grêlons de 50 grammes (poids d'un petit œuf de poule).

Les archives départementales, de plus en plus riches de journaux anciens, décrit une autre catastrophe naturelle survenue en 1865. Un premier orage survint le 7 mai 1865  et le second le 17 juillet de la même année. Le 1er affecta surtout le canton du Câtelet et Bohain avec une épaisseur de grêlons pouvant atteindre 65 centimètres.

Le second frappa également la commune. 

On peut lire dans le journal "Les Tablettes de Saint-Quentin" du 20 janvier 1934 


 

 

Les grêlons se sont sans doute accumulés sur la voie entre les deux talus qui la borde entre la rue de la Gare et Courcelles. 
 

Un grêlon pesant 400 grammes a un diamètre de 9 à 10 centimètres, supérieur à celui d'une boule de pétanque.


 

vendredi 19 juin 2026

50 ans pour retrouver le ballon d'Émile Goguillon

 Il y a 50 ans, Émile Goguillon me parlait d'une montgolfière ou plutôt d'un ballon à gaz qui s'était posé pas très loin du village alors qu'il avait 9 ans.

Je n'avais pour l'instant pas trouvé de correspondance entre cet atterrissage et un évènement relaté dans la presse. 

Cela m'avait conduit à relier son récit à un atterrissage qui s'était déroulé en 1894 et dont Émile avait eu connaissance par ouï-dire puisqu'il avait eu lieu 6 ans avant sa naissance. Ce vol de 1894  avait connu un retentissement "mondial" dont les Essignyacois se souvenaient encore 10 ans plus tard comme il est noté dans l'article suivant. 

Émile, alors qu'il avait 4 ans, a-t-il été marqué par l’atterrissage d'un ballon, le "Jean-Macé"  qui se  posa sur le terroir essignyacois le dimanche 19 juin 1904, il y a 122 ans aujourd'hui ? 



 La revue "L'Aérophile" qui tient un journal des ascensions ne fait pas mention de ce vol à cette date mais relève ce jour-là un autre vol au départ d'Albert avec un atterrissage aux environs de Saint-Quentin.
 

 Saura-t-on un jour, avec certitude, quel est vraiment  l'aérostat à qui nous devons le surnom de "ballonnistes" ? D'autant que d'autres ballons se sont posés dans la commune et que d'autres, plus nombreux, sont repartis, dégonflés, depuis la gare sur des wagons après s'être posés dans les villages voisins.

mercredi 17 juin 2026

1939-1945 : une autre victime essignyacoise fusillée par les Allemands


Le patronyme de Montmartre ne figure pas dans les documents des archives communales mais si le couple n'a pas séjourné longtemps dans la commune, cela n'a rien d'étonnant.

Dans le même article, le bihebdomadaire cite plusieurs familles et plusieurs communes axonaises. Les plus nombreuses sont thiérachiennes ; je fais alors un rapprochement avec un petit bourg ardennais : Signy-le-Petit (1)

 2 lettres de plus ou de moins dans le nom du village : c'est de là que pourrait venir l'erreur de la presse.

Voici ce qu'écrit Le Maitron à propos de ce résistant, maquisard de Signy-le-Petit dans les Ardennes


 Source : https://maitron.fr/montmartre-ernest/, notice MONTMARTRE Ernest par Philippe Lecler, version mise en ligne le 5 novembre 2015, dernière modification le 5 novembre 2015.

 (1) Notre  mairie recevait  de temps à autre des courriers, des factures, des colis destinés à la mairie signacienne. Des confusions qui se perpétuent.

Puis le doute s'installe à nouveau à la lecture du compte rendu d'une audience de police correctionnelle : un dénommé Montmartre d'Essigny-le-Petit est condamné pour escroquerie. Sa condamnation est publiée dans le Journal de la ville de Saint-Quentin et de l'arrondissement du 14 décembre 1859.


 Cette condamnation dans le ressort du tribunal de Vervins nous renvoie probablement à quelques kilomètres de là, à Signy-le-Petit.

 

 

mercredi 10 juin 2026

L'inhumation de Roger Dumoutier

Roger Dumoutier fut fusillé le 1er avril 1944 en Lorraine. En 1948, sa mère fit transférer son corps à Essigny pour qu'il y soit inhumé auprès des siens revenus dans la commune.

Dans la brochure "Le monument aux morts a 100 ans", il est indiqué la date du 28 avril 1948 comme date de réinhumation (pièce comptable en mairie). 

En feuilletant les nouvelles mises en ligne des archives départementales de l'Aisne, je "déniche" un court article mentionnant  le transfert du corps de Roger Dumoutier dans le cimetière communal. 

Ce n'est pas la date du 28 avril 1948 qui y figure mais celle du 2 mai suivant.  Le creusement de la fosse aurait eu lieu le mercredi 28 avril et la cérémonie quatre jours plus tard, un dimanche. C'est fort probable.

Cette réinhumation fait l'objet d'une cérémonie que décrit le journal "La Dépêche de l'Aisne" du 15 mai 1948




 

mercredi 3 juin 2026

Croix-Fonsomme : les étrangers

 Feuilleter la presse ancienne permet de sourire de moments de vie anecdotiques, elle permet aussi de mieux saisir l'histoire de nos villages. Comme cet article intitulé : "Les étrangers".

Loin de moi l'idée de polémiquer sur l'immigration, sujet récurrent des joutes politiques actuelles.

Naguère et autrefois, les mairies tenaient un registre des étrangers résidant dans les communes. Au début de chaque année, le maire dressait la liste des étrangers qu'il transmettait à la préfecture et à la gendarmerie. Y était joint un tableau statistique.

On pourrait être étonné du nombre de personnes étrangères recensées ; la presse locale en faisait parfois écho.

Un exemple parmi d'autres : Croix-Fonsomme en 1936.

Les Tablettes de Saint-Quentin du 18 janvier 1936 - AD02


 Le recensement de la population de cette même année 1936 indique un total de 319 habitants soit un peu plus de 19% d'étrangers, quasiment 1 Crucifonsommois sur 5 était de nationalité étrangère.

Depuis, nombre d'entre eux ont été naturalisés français, leurs enfants nés en France ont pu bénéficier du droit du sol  (selon la situation des personnes).

mercredi 27 mai 2026

236 250 kilomètres à vélo

 En 1930, notre correspondant local oppose une seconde fois la commune des Horlogers à celle des Ballonnistes.

C'est le facteur du bureau de poste d'Essigny qui dessert Fonsomme qui en fait les frais. 

 


 Si Léon Pavot sillonne aussi quotidiennement les rues du village de Fontaine-Notre-Dame, on n'est peut-être pas aussi loin que ça des 200 et quelques mille kilomètres.

"Le spirituel correspondant de "Saint-Quentin Soir" aurait-il une dent contre notre estimable facteur quand on sait que le Jules Blanchard, héros malgré lui de la chronique "à la paire de gifles", n'est autre que le gendre de Léon Pavot.

Source : Les Tablettes de Saint-Quentin du 6 septembre 1930 

mercredi 20 mai 2026

Correction paternelle

 Le correspondant d'un journal local des années 1930 s'amuse à opposer Essigny et Fonsomme sur le ton de la moquerie sur les comportements respectifs des Fonsommois et des Essignyacois. Fonsomme mènerait quant aux bizarreries, curiosités, absurdités....

... Mais Essigny pourrait-il conquérir la peu enviable première place ? 

Le journal Les Tablettes de Saint-Quentin relate dans son édition du 23 août 1930  une paire de gifles administrée par un père à son fils lors d'une partie de pêche au bord de la rigole.

 

                

 A relire cet article, on peut penser aussi que l'auteur a "fait chabrot" avec le curé.