mercredi 12 décembre 2018

Vraiment oublié ? Eugène Léon Gladieux

Eugène Léon Gladieux
3 mai 1884 - 29 juillet 1917
Mort pour la France

Oublié ou pas ? 
Pas d'Eugène Gladieux sur le monument mais un Léon Gladieux ? La même personne ? Un frère ? Un cousin ? Un homonyme ?

Quand on consulte les registres matricules indexés, 28 Gladieux nés ou domiciliés dans l'Aisne ont parmi leurs prénoms Eugène ou Léon. Un seul Eugène Léon est né à Essigny-le-Petit.

Les tables décennales de l'état-civil de la commune font état de 2 autres naissances de garçons Gladieux :
  • Eugène né le 17 février  1879 décédé le 16 décembre 1880, frère aîné d'Eugène Léon.
  • Diogène né le 2 novembre 1881 décédé le 31 octobre 1882, second garçon de la famille.

Compte tenu de ces éléments et des autres informations recueillies, Eugène Léon Gladieux et Léon Gladieux ne sont qu'une seule et même personne. Léon étant sans doute le prénom usuel de "notre" soldat.

Sa biographie :
Il est né à Essigny-le-Petit le 3 mai 1884. Sa fiche matricule indique qu'il est toujours domicilié dans la commune où il exerce la profession de cordonnier lors de l'établissement de cette fiche matricule.

Il est le fils de Pierre, âgé de 34 ans, facteur des postes et de Marie Amélie Virginie MENU, âgée de 25 ans, ménagère. Ils sont toujours domiciliés dans la commune lors de l'établissement de la fiche matricule de leur fils.

Eugène Léon contracte mariage à Tavaux le 21 mars 1908 avec Marie Louise Clotilde Hennequin, née à Tavaux le 1er avril 1890, fille de Louis, manouvrier, et de Estelle Hut (ou Hute).

De cette union est née le 20 décembre 1908 à Essigny-le-Petit une fille Léonne Clotilde Marie.
Adoptée par la Nation suivant jugement du tribunal civil de Nevers en date du 9 août 1923.
Elle est décédée le 25 avril 1977 à Vincennes.

L'arbre généalogique de sa fille Léonne
 Pas de renseignements pour d'éventuelles naissances postérieures.

On le retrouve facteur rural à Villers-Cotterêts du 3 août 1909 au 30 janvier 1915. Il rejoint le 82ème RI le 26 janvier 1915.

Il est tué à l'ennemi le 29 juillet 1917 à Châtillon-sous-les-Côtes (Meuse).

Acte de naissance d'Eugène Léon en ligne ici.
Acte de mariage du couple Gladieux-Hennequin en ligne ici.

Son parcours militaire

 Eugène Léon accomplit son service militaire au 19ème bataillon de chasseurs à pied à compter du 10 octobre 1905.


La guerre : D'abord maintenu à son poste de facteur rural à Villers-Cotterêts jusqu'en janvier 1915, il est sergent au 92ème régiment d'infanterie le 28 février 1915.


Il rejoint, à une date non précisée, un régiment de "pépères", le 99ème régiment d'infanterie territoriale.



Son dernier jour au front :

"Au début de 1917, les bataillons du régiment se constituent à 3 compagnies et une compagnie de mitrailleuses. Le régiment, relevé le 5 mars 1917 par le 133eR. I. T., s'embarque le 17 mars à destination de Verdun, où il arrive le 18. Rattaché à la 144ème brigade, il prend position dans le sous-secteur sud (zone de Châtillon) et travaille, à partir du 5 mai, à, l'établissement dans cette zone d'une nouvelle ligne de résistance. 
Fin juillet 1917, l'ennemi, qui exécute depuis 4 jours des réglages systématiques sur la zone de Châtillon, attaque dans cette zone le 29 juillet, vers 1 heure du matin, après un bombardement de nos tranchées. Le 99ème a prévu l'attaque sur ses emplacements d'alerte ; il attend l'ennemi de pied ferme, et lui interdit par son feu l'approche de nos réseaux de fil de fer. Les têtes de colonne ennemies,fauchées par la fusillade et par le tir des F. M. et des V. B., tourbillonnent et disparaissent, laissant sur le terrain, au milieu des cadavres, un matériel important."
Un échec de l'ennemi mais des pertes françaises également. Eugène Léon meurt ce jour-là, tué à l'ennemi, victime de fractures de la colonne vertébrale et du crâne.


Son acte de décès est transcrit en mairie de Villers-Cotterêts, son dernier domicile.

Eugène Léon Gladieux est inscrit :
  • sur le monument aux Morts d'Essigny-le-Petit sous le prénom de Léon.
  • sur le monument aux Morts de Villers-Cotterêts sous le prénom d'Eugène
  • sur le livre d'or du ministère des pensions pour la commune de Villers-Cotterêts
Remarque :
Je n'ai pas retrouvé d'indication sur le lieu de sa sépulture.

Sources : 
Mairie d'Essigny-le-Petit
Archives départementales de l'Aisne : divers actes d'état-civil et registre matricule
Généalogie de Marie-José Levert
Généalogie Aisne et MemorialGenWeb : monument aux Morts
Généanet : recoupements divers 
Mémoire des Hommes : fiche de décès 
Historique du 99ème régiment d'infanterie territoriale

dimanche 9 décembre 2018

Vraiment oublié ? : Louis Eugène Calonne

Louis Eugène Calonne
17 juillet 1877 - 28 juillet 1914
Mort pour la France

Biographie :
Né le 16 juillet 1877 à Essigny-le-Petit, sa fiche matricule l'indique comme domicilié à Croix-Fonsomme et exerçant la profession de garçon épicier lors de son incorporation.

Il est le fils d'Anatole Fénelon né le 4 mars 1845 à Essigny-le-Petit, manouvrier, marié le 25 juillet 1868 à Essigny-le-Petit avec Marie Céline PAVOT née le 7 juin 1851 à Thun-Saint-Martin (Nord), festonneuse.

Louis Eugène a 5 frères et sœur : Joseph, Fénelon (1874-1897), Joseph, Marie et Tiburce.

le 3 février 1900 à Saint-Quentin, il épouse Louise LAMOTTE, couturière, née le 18 juillet 1869 à Saint-Quentin.

Le couple déménage à plusieurs reprises entre 1900 et 1914 mais toujours dans Saint-Quentin.


Louise donne naissance le 24 février 1903 à une fille Yvonne Marie Berthe.

           Adoptée par la Nation suivant jugement du tribunal civil de Romorantin en date du 16 novembre 1918.
           Mariée à Saint-Quentin le 29 mars 1924 avec Marcel Raymond Édouard Bondevin (ou Boudevin).
            Décédée à Tours (Indre-et-Loire) le 9 septembre 1968.

Il est tué à l'ennemi le 28 août 1914 à Bellenglise.

 Parcours militaire
Louis  effectuera son service militaire au 87ème RI, ainsi que plusieurs périodes d'instruction.
La dernière en juin 1912 au 10éme régiment d'infanterie.



Il est mobilisé lors de la guerre 14-18 et rejoint le régiment des Pépères de Saint-Quentin, le 10ème Régiment d'infanterie territoriale le 14 août 1914.

Il disparaît 14 jours plus tard lors de la bataille de Bellenglise le 28 août 1914. La Croix-Rouge le signale comme décédé ce jour-là dans un avis émis quelques jours plus tard.



La bataille de Bellenglise : 

Après la bataille des frontières  du 7 au 24 août 1914, devant les pertes subies, l'état-major français décide de battre en retraite depuis la Belgique. Le 28 août 1914, de violents combats opposent les Allemands au 10ème régiment d'infanterie territoriale de St Quentin. Malgré une défense acharnée, les lignes françaises cèdent et un bataillon entier du 10e RIT est capturé (1 000 hommes). Les Allemands s'emparent du village de Bellenglise et poursuivent leur route vers l’ouest . 

Vous trouverez un rapport détaillé de cette bataille sur le site chtimiste en suivant ce lien.


Le 10ème Régiment d infanterie territoriale a été très marqué par cette bataille. Il ne comptait plus que 15 officiers sur les 38 qui le composaient la veille et 1180 sous-officiers caporaux et hommes de troupe sur 3127. 





Louis Eugène Calonne est inscrit :
  • sur la plaque commémorative de la basilique de Saint-Quentin
  • sur le monument aux Morts de Saint-Quentin
  • sur le monument aux Morts de Croix-Fonsomme
  • sur la plaque commémorative de l'église de Croix-Fonsomme
  • sur la plaque commémorative de la mairie de Croix-Fonsomme 
Sa sépulture est située dans le carré militaire du cimetière nord (Cimetière Saint-Jean) de Saint-Quentin


Remarque :
La recherche d'éventuels autres enfants du couple s'est arrêtée en 1904, dernière année numérisée aux AD02 pour l'état-civil de Saint-Quentin.

Sources :
Mairie d'Essigny-le-Petit
Généalogie  de Marie-Christine Calonne
Archives départementales de l'Aisne : registres matricules et état-civil de Saint-Quentin
Généalogie Aisne : inscription sur les monuments commémoratifs 
http://uncbrissy.over-blog.com/ : la bataille de Bellenglise 
Site Mémoire des Hommes

Fonsomme 1953 : de tout un peu

L'Aisne nouvelle du 20 janvier 1953

L'Aisne nouvelle du 14 avril 1953

L'Aisne nouvelle du 25 juillet 1953

L'Aisne nouvelle du 12 septembre 1953
Source : fonds local de la médiathèque Guy de Maupassant à Saint-Quentin

jeudi 6 décembre 2018

La fiscalité


Ce titre ne date pas de décembre 2018 mais du 20 mars 1954 dans l'Aisne nouvelle.

Rien ne change.

Source : fonds local de la médiathèque Guy de Maupassant de Saint-Quentin

mercredi 5 décembre 2018

Vraiment oublié ? Félix Bertin

Félix Armand BERTIN
17 octobre 1894 - 25 octobre 1915
Mort pour la France

Biographie :
Né le 17 octobre 1894  à Essigny-le-Petit, sa fiche matricule l'indique comme domicilié à Bohain et  exerçant un emploi aux Chemins de fer lors de son incorporation.

Il est le fils de Pierre Armand, né le 29 novembre 1867 à Paris (2ème arrondissement), décédé le 20 décembre 1912 à Méry-sur-Oise, receveur à la gare en 1894, et de Marie PARISIS, née le 15 août 1872 à Bohain-en-Vermandois, son épouse - mariage du 4 novembre 1893 à Bohain-en-Vermandois.

Son acte de naissance en ligne ici.

Probablement célibataire.

Il est tué à l'ennemi le 25 octobre 1915 dans le secteur de Mesnil-la-Courtine (Marne).

Parcours militaire :  


 Ajourné pour faiblesse dans un premier temps, il est reconnu bon pour le service le 8 octobre 1914.

Affecté au 91ème régiment d'infanterie le le 24 novembre 1914, il est en campagne contre l'Allemagne dès le 20 décembre 1914, moins d'un mois après son incorporation.

Le 91ème est en Argonne du 15 septembre 1914 au  15 janvier 1915 puis en Champagne - Hauts-de-Meuse du 25 février 1915 au 12 juin 1915 puis de retour en Argonne le 19 juin 1915 jusqu'au 1er août 1916.

Le 24 septembre 1915, il est incorporé au 120ème régiment d'infanterie. 

Le 120ème : du 22 juillet 1915 au 26 septembre, il occupe le secteur des Éparges.
Enfin, le 26 septembre, nousquittons définitivement les Eparges et le trop fameux ravin de la Mort pour, aller occuper le secteur du Bois-Haut, sur la tranchée de Calonne. Nous n'y demeurerons que quatre jours, jusqu'au 30 septembre, pour aller prendre un court repos à Sommedieue, où des renforts (24 septembre-1er octobre) : 464 hommes (dont Félix Armand Bertin), vont recompléter les effectifs de nos compagnies. 
Ensuite le 120ème se trouve sur le secteur de Perthes - Mesnil-les-Hurlus où Félix Armand BERTIN perdra la vie.



Mesnil-la-Courtine, mémoiredeshommes S.H.D.


Dernier jour sur le front
25 octobre 1915
Bombardement assez actif sur nos positions. Le 2ème bataillon alerté est mis en route à midi sur Mesnil-les-Hurlus où il est mis à la disposition de la 22ème division. Ce bataillon est placé sous les ordres du 64ème au N.E. de Mesnil-les-Hurlus. Il est engagé à 22 heures pour l'attaque des tranchées allemandes. Cette attaque éventée par l'ennemi renforcée échoue malgré l'élan et la bravoure des soldats du régiment. Les pertes sont sensibles (environ 200 hommes hors de combat).
Le reste du régiment alerté à midi part à 15 heures pour aller au bivouac en plein air à 1500 mètres au nord de Perthes où il arrive à 17 heures.
A minuit, le 1er bataillon est alerté et mis à disposition du 65ème R.I. au nord de Mesnil-les-Hurlus. Le sous-lieutenant Normandin est tué lors de l'attaque. Le capitaine Soulier (?) est contusionné par éclat d'obus en passant à Perthes à minuit, n'est pas évacué. Les sous-lieutenant Sarrazin et Thuillier sont blessés au cours de la charge et évacués.
Nos pertes sont : 20 tués, 138 blessés, 28 disparus.




Félix Armand BERTIN est inscrit :
  • sur le monument aux Morts du cimetière de Bohain-en-Vermandois
  • sur la plaque commémorative de l'église de Bohain-en-Vermandois
  • sur la plaque commémorative 1914-1918 de la gare de Saint-Quentin
Remarques :
La transcription de son acte de décès en mairie de Boulogne-sur-Mer en date du 24 février 1916 n'est pas numérisée.
Je n'ai pas trouvé le lieu de sa sépulture.

Sources :
État-civil de la mairie d'Essigny-le-Petit  : naissance de Félix Armand Bertin
Généalogie de Martin Marchand : généalogie de Félix Armand Bertin
MémorialGenWeb 
Généalogie Aisne : inscriptions sur les monuments commémoratifs
Généanet : relevés collaboratifs (Alain Répillet) : Livre d'or du ministère des pensions - Boulogne-sur-Mer
Archives départementales de l'Aisne : registres matricules
Mémoire des Hommes : J.M.O. du 120ème R.I.
Site : Stenay dans la grande guerre
Mémorial du Chemin des Dames  : historique du 91ème R.I.
Historique du 120 R.I.

dimanche 2 décembre 2018

Qui sont ces soldats "oubliés" ?


La recherche effectuée sur les registres matricules militaires indexés conservés aux archives départementales de l'Aisne m'a permis d'identifier 5 soldats nés à Essigny-le-Petit morts pour la France pendant la 1ère Guerre mondiale ne figurant pas sur le monument aux Morts de la commune.

Qui sont ces 5 soldats ?

Félix Armand BERTIN



Tué à l'ennemi le 25 octobre 1915 dans le secteur de Mesnil-la-Courtine

Louis Eugène CALONNE


Disparu le 28 août 1914 à Bellenglise

Eugène Léon GLADIEUX


Tué à l'ennemi le 29 juillet 1917 à Châtillon-sous-les Côtes

Mise à jour du 7 décembre 2018 : Léon Gladieux inscrit sur le monument est-il la même personne que ce Eugène Léon retrouvé sur les registres matricules militaires.

Paul HAUET


Disparu le 20 mai 1916 au Mort-Homme.

Victor Arsène LÉCART


Disparu le 29 septembre 1914 à Maricourt.

Et même un 6ème soldat "oublié"

Sur cette même base indexée, en indiquant "Essigny-le-Petit" comme lieu de résidence, on découvre   140 fiches signalétiques d'hommes habitant la commune.

Bien sûr, le plus souvent il s'agit des mêmes que ceux de la liste précédente. Toutefois, on découvre un 6ème Essignyacois "oublié".

Louis Émile DEVAUX


Décédé le 20 mai1917 suite à blessures de guerre au Grand Bois de Prosnes

Vraiment oubliés ?

(à suivre)

vendredi 30 novembre 2018

Bons vieux et vieilles

ESSIGNY-LE-PETIT. - Repas des Vieux.- Sur l'initiative du Foyer rural, les Vieux de la commune avaient été conviés à un repas familial dimanche dernier dans la salle de la Mairie. Disons tout de suite que tous les convives firent honneur aux plats préparés avec art et qui firent les délices des fins palais.

Une quarantaine de bons vieux et vieilles prirent part à ce repas de Noël qui se déroula dans la joie et fut rehaussé par la présence de plusieurs membres de la Municipalité.

Les vins fins contribuèrent à créer l'ambiance joyeuse. De nombreux convives évoquèrent par leurs chansons le bon temps de leur jeunesse.

Un grand merci aux généreux donateurs, merci également aux gentilles cuisinières et serveuses bénévoles qui ont accompli leur tâche assez ingrate avec un si sympathique, si agréable et si franc sourire. Merci à tous.

Nous espérons que nos vieux emporteront de ce jour un bon souvenir et leur donnons rendez-vous à l'année prochaine. 

L'article de l'Aisne nouvelle aurait pu faire l'objet d'un copier-coller pour de nombreuses communes, chaque année, tellement il est bateau et anonyme, mais cela se passe en 1953 et c'est bien à Essigny-le-Petit.

L'Aine nouvelle du 31 décembre 1953 - Médiathèque de Saint-Quentin