lundi 6 mai 2019

Louis Demonceaux, mort pour la France

Lors d'un passage dans le cimetière communal ce 6 mai, je remarque une plaque sur la sépulture des familles Demonceaux - Caillaux -Delaplace, située dans l'allée principale.



Qui est ce Louis DEMONCEAUX disparu au combat le 25 septembre 1915 et qui ne figure pas sur le monument aux Morts ?

Après un rapide recherche sur la toile, la vie très courte de ce Bohainois de naissance prend corps.

Ses prénoms sont, dans l'ordre, Raoul, Louis et Georges. Il est né 30 avril 1894 à Bohain de Raoul Demonceaux, sellier, et de Marie Catherine Caillaux.



On trouve ensuite son parcours militaire sur les registres matricules de la Seine.

Il a donc quitté Bohain pour aller vivre à Paris où il habite dans un immeuble cossu au 4-6 rue de Sèze dans le 9ème arrondissement. Cet immeuble abritait en 1907 les bureaux de la maison de champagne Moët et Chandon.

Le 4 & 6 rue de Sèze en 2018 - Google street
 Le registre matricule nous indique qu'il a perdu son père. On sait aussi qu'il est garçon-boucher.

Archives de Paris
Âgé d'un peu plus de 20 ans au début du conflit, il est incorporé le 2 août 1914 lors de la mobilisation générale. Son instruction militaire fut sans doute des plus courtes et il se retrouva rapidement sur le front au sein du 125ème régiment d'infanterie.

Archives de Paris


D'octobre 1914 jusqu'en février 1916, son régiment sera essentiellement engagé sur les front des Flandres et de l'Artois.

Ci-dessous, un extrait du journal de marche de son régiment pour les journées du 25 au 27 septembre 1915 à Wailly à proximité d'Arras.


memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr

Selon sa fiche de décès rédigée par son régiment, il est décédé le 27 septembre 1915 à Wailly dans le Pas-de-Calais, et non le 25 comme il est inscrit sur la plaque du cimetière.

memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr
Son acte de décès figure sur les registres d'état-civil de Paris


Son nom est sans doute gravé sur le monument aux Morts du 9ème arrondissement de Paris puisqu'il y figure un certain Raoul DEMONCEAUX.

Contribution photo: Claude RICHARD 16/12/2011
Cette photographie est sous licence d'usage CC BY-NC-SA 2.0

samedi 23 mars 2019

Le Tamouré avant leTahiti ?




L'Aisne nouvelle du 30 avril 1963

La presse locale du 30 avril 1963 se fait écho de l'ouverture du bar-dancing "Le Tamouré"  à proximité de la mairie.
Les anciens de la commune m'ont déjà parlé d'un bar-dancing "le Tahiti" presque en face du monument aux Morts (au 202 de la rue de Saint-Quentin).  Est-ce le même établissement qui aurait changé de nom ? 

Si c'est le même établissement, l'enseigne n'aurait pas duré bien longtemps puisque l'annuaire téléphonique, dans sa version de 1964, fait mention du bar le Tahiti.




jeudi 14 mars 2019

La défense contre l'incendie

La presse revient sur les travaux réalisés pour la défense contre l'incendie du côté de la ferme "Gras" et du silo.


Source : L'Aisne nouvelle du 2 septembre 1961 - Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin

mardi 12 mars 2019

Également, un nouveau garde à Fonsomme

Après Essigny, c'est à Fonsomme de recruter un nouveau garde-champêtre.

Charles Corbeaux prend la suite de M. Henri Poquérusse.
Comme pour la commune voisine d'Essigny il y a quelques mois, c'est le départ à la retraite du précédent garde qui a provoqué cette nouvelle embauche.

Source : L'Aisne nouvelle du 5 octobre 1961 - Fonds local de la médiathèque de Saint-Quentin

dimanche 10 mars 2019

Un boujour du Soudan

L'Aisne nouvelle donne régulièrement des nouvelles de soldats français engagés en Afrique principalement en Algérie, au Maroc et en Tunisie.
Jacques Gosset est à Gao au Soudan français (au Mali ; à ne pas confondre avec le Soudan actuel) après avoir "séjourné" au Maroc et à Bamako.

L'Aisne nouvelle - 11 février 1960 - Médiathèque de Saint-Quentin

vendredi 8 mars 2019

Le voyage scolaire de 1961

Je n'ai pas retrouvé le récit du voyage de 1961 mais uniquement son programme diffusé dans la presse pour trouver quelques amateurs et compléter ainsi l'autocar.

Direction la Belgique et les grottes de Han, le Luxembourg et sa célèbre radio puis Verdun et les champs de bataille de la 1ère guerre mondiale.




Encore un voyage au programme culturel bien rempli pour 36 francs 50 centimes.

Cette somme correspond à un  montant de 57 à 58 € en 2018.

Bien sûr, 36 F 50 de 1961 ou 58 € de 2018 ne sont pas suffisants pour financer cette sortie de 2 jours.

C'est toute l'activité de la coopérative scolaire qui permet de réduire le coût de la participation des heureux voyageurs.

mardi 5 mars 2019

L'école au Mont-Saint-Michel en 1960

et de la coopérative scolaire d'Essigny-le-Petit

Les Essignyacois qui ont fréquenté l'école en 1960 ont peut-être participé à ce merveilleux voyage en compagnie de leurs copains de l'école publique d'Harly.
En voici le récit intégral tel que publié dans l'Aisne nouvelle du 21 juillet 1960. 

" Il est à peine 5 heures du matin...
Que font donc tous ces gens devant l'école, alors que le disque rouge du soleil est à peine apparu au-dessus de l'horizon ? N'est-ce pas déjà la rentrée, que diable ! D'ailleurs les serviettes et les "carnasses" classiques sont remplacées par des valises et des sacs de camping.
Mais l'arrivée de deux cars, saluée par un brouhaha joyeux, donne le mot de l'énigme : c'est aujourd'hui le départ pour le Mont-Saint-Michel de la coopérative scolaire, à laquelle se sont joints quelques amicalistes.
Après avoir salué les amis de la coopérative scolaire d'Essigny-le-Petit qui occupent une partie de l'un des cars, chacun s'installe rapidement et les deux véhicules s'élancent sur la route d'Amiens.
Rapidement la tour Perret annonce la coquette ville neuve. Un crochet... un léger arrêt pour admirer la cathédrale, qu'il est trop tôt pour visiter.. et nous repartons en direction de la Normandie.
Arrêt casse-croûte à Neufchâtel-en-Bray... Yvetot (nous n'avons pas vu le roi), Bolbec...  et à un détour de la route, le voilà, celui dont  on a tant parlé : le pont de Tancarville, tellement élégant, que ce n'est qu'au pied qu'on commence seulement à se rendre compte d l'ampleur de l'ouvrage. 

 
Le pont de Tancarville

Grâce au pont, nous voici sur la rive gauche de la Seine, où nous suivons les bords marécageux de l'estuaire. De coquets villages, de plus en plus typiques, défilent, et voici Honfleur, son pittoresque bassin entouré de maisons anciennes, son église de bois, ses yachts, premier contact avec la mer pour bien des enfants ! Visite rapide, mais fort intéressante, grâce aux explications données par une institutrice du groupe originaire de la localité. 

L'église de bois de Honfleur

Sous un soleil éclatant, c'est à nouveau le départ par la route de la côte. Vues sur une mer bleue et calme... splendides villas enfouies sous la verdure... et voilà Trouville, Deauville, ses immenses hôtels, ses parterres et ses planches... Quel contraste avec les hauts-fourneaux de la banlieue de Caen. Après la traversée de cette ville, nous filons sur Courseulles... 

La plage de Courseulles


C'est l'heure tant attendue du bain... le premier  pour certains ! Brrrr ! Que l'eau est froide ! Ce sont les mêmes d'ailleurs, qu'il va falloir arracher une demi-heure après, car ils déclareront qu'elle est excellente !
Mais quelles sont ces masses noires qui s'avancent dans la mer ? Le nom du village, Arromanches, nous renseigne. Il a signifié l'espoir pour des milliers 'hommes. Nous avons sous les yeux les restes encore impressionnants du débarquement.

Arromanches

Déviations, rues barrées, voies étroites, manœuvres, l'heure tourne...
Heureusement, les agents sont de braves gens ! A Bayeux, l'un d'eux nous prend en charge pour nous sortir du dédale ! Saint-Lô, Villedieu-les-Poêles, Avranches... noms rendus célèbres par les combats de la Libération... villes neuves aussi.
Très loin, dans la brume, quelqu'un a découvert "sa silhouette". Le voilà ! Nous approchons. Enfin, il est là, tout près... tel qu'on en a vu maintes fois l'image, se détachant superbe sur le ciel rouge du couchant.

Voici le camping du mont Saint-Michel. Vite à table ! Nos affamés font honneur au copieux repas préparé. Il est tard ! Faute de place, la direction du camping nous a placés dans des hôtels voisins...



Dès 6 h 30, l'agitation commence. Un soleil éclatant réveille les derniers dormeurs, et fait resplendir les vieilles pierres et les toits d'ardoises du mont tout proche.
Toilette, petit déjeuner au délicieux beurre normand, et nous voilà partis vers le but principal de notre voyage. Que d'étonnements et d'exclamations dans cette cité d'un autre âge livrée au mercantilisme !

La matinée est consacrée à la visite des musées. Les scènes reconstituées avec des personnages de cire, le périscope, la maison de Duguesclin intéressent vivement. Après la traditionnelle omelette, l'après-midi est occupé par le tour des remparts et surtout la visite de l'abbaye aux multiples escaliers, merveille d'un art que l'on voit se transformer et s'épanouir au fur et à mesure que l'on s'élève des salles souterraines jusqu'au cloitre et à l'église.
La journée se termine joyeusement autour des jeux du camping, mais la nuit est plutôt fraîche dans les bungalows de bois !

Mais à nouveau le soleil brille et il faut songer au départ. Nous allons jusque Granville, longer la côte de la presqu'île du Cotentin, accompagnés longtemps encore par la silhouette du mont. Voici Carolles et sa  jolie petite plage encadrée de verdure. Il fait si doux qu'ils sont bien rares ceux qui ne se livrent pas aux plaisirs de l'eau.

La plage de Carolles

 Granville, où nous assistons au déchargement d'un bateau de pêche... Repas et achats à Villedieu-les-Poêles. Falaise et son château-fort... Avant Lisieux, nous nous arrêtons au haras du Cadran, dont une habitante d'Harly, qui s'y trouve en vacances, nous fait les honneurs. Nous y faisons la connaissance avec le crack Sicambre... et cidre du crû versé à profusion.

Un court arrêt à Lisieux, c'est la banlieue de Rouen avec ses raffineries de pétrole. Le jour baisse... Il nous laisse pourtant le loisir de visiter le centre historique de la ville-musée qui renaît de ses ruines.



Cette fois, voilà la nuit et les pancartes "Saint-Quentin". Les chants et les rires s'éteignent. On roule... Il est deux heures du matin quand paraissent les lumières de la capitale de la Haute-Picardie. Un hip-hip-hip encore ensommeillé à l'adresse de nos chauffeurs et c'est fini ! Mais quelle provision de souvenirs à raconter en attendant le voyage de l'an prochain, et quelle nouvelle ardeur à faire prospérer la coopérative scolaire qui permet cela !

Cartes postales : collection particulière