mercredi 13 mai 2026

Une mise en ligne du 11 mai 2026 :
 
Les Archives départementales de l'Aisne ont numérisé et mis en ligne la totalité de leur collection de presse locale reliée. Celle-ci couvre la majeure partie du territoire axonais : elle remonte, pour les titres les plus anciens, à 1832 et s'arrête en 1949. L'ensemble comprend néanmoins de nombreuses lacunes : la collection est en effet issue d'une lente et patiente reconstitution après la Seconde Guerre mondiale, à la suite du bombardement ayant touché les magasins des Archives départementales, à proximité de l'hôtel de la préfecture, les 22 et 23 juin 1944.
 
Cette mise en ligne complète les milliers -les millions- de pages que l'on peut déjà trouver sur les sites de la BnF (Bibliothèque nationale de France) tels Gallica et Retronews.
 
La médiathèque Guy de Maupassant permet de consulter des versions microfilmées ou papier de certains journaux du Saint-Quentinois : la consultation s'effectue sur rendez-vous.
 
À compter de 1950, les Archives départementales ont cessé de collecter la presse locale. Pour les titres du Laonnois, la bibliothèque Suzanne Martinet (Laon) a repris cette mission : la consultation s'effectue sur rendez-vous (fondspatrimonial@ville-laon.fr). 
 
Le premier article que j'ai choisi concerne notre rivière ou plutôt notre fleuve, la Somme et un sujet récurrent, son entretien et son curage.Cet article est extrait des "Tablettes de Saint-Quentin" datant du 6 juin 1931.Ce journal a été édité de 1922 à 1937. 







 



dimanche 19 avril 2026

Les écoliers de 1932 et leur maître d'école

 Les écoliers de 1932

Chaque année, dans chaque commune, le maire et la commission municipale scolaire dressent la liste nominative de tous les enfants âgés de 6 à 13 ans.

Avant la rentrée des classes, le maire remet aux directrices et directeurs d'écoles publiques et privées la liste des enfants qui doivent suivre leurs écoles. Un double de ces listes est adressé par lui à l'Inspecteur primaire.

Voici la liste établie pour l'année scolaire 1932-1933 

GARÇONS 

 


FILLES

 

Au total, 53 élèves sont inscrits à l'école mixte à classe unique tenue par René CLÉMENT qui assurait également le secrétariat de la mairie de 1932 à 1935.

Les noms ajoutés au crayon de bois correspondent aux élèves prévus pour la rentrée de 1933. 

 


René Clément, le maître d'école


Né le 11 mars 1896 à Blérancourt, René Louis Victor exerça dans plusieurs communes de l'Aisne, notamment à Buironfosse, La Capelle,  Fontenelle, Saint-Quentin, Mesnil-Saint-Laurent, Essigny-le-Petit, Pouilly-sur-Serre, Vorges mais aussi à Hautmont (Nord) et peut-être à Francières (Oise).

Le 3 septembre 1921, à Paris 18e, il épouse Marie Rose Machelart.

Le couple aura 4 enfants nés à Mesnil-Saint-Laurent. Vous les trouverez dans la liste ci-dessus. Son fils Kléber embrassera la carrière de son père.

Il eut le malheur de perdre sa femme alors qu'ils habitaient toujours Essigny-le-Petit. C'était le 15 février 1934.

 


 

 Le 28 février 1948, à Vorges, il épouse en secondes noces Louise Donatienne Lelièvre.

Le 25 janvier 1974, il décède à Laon. 

Sa seconde épouse meurt en 1979.


 

 

Sources : 

  • Archives départementales de l'Aisne
  • Archives départementales de l'Oise
  • Archives de la ville de Paris 
  • Commune d'Essigny-le-Petit 
  • Généalogie-Aisne
  • INSEE Fichier décès 
  • Collection jphb 

 

vendredi 13 mars 2026

Les élus municipaux de 1925

Le 17 mai 2025, le blog vous rappelait les élections de mai 1925 et présentait une courte biographie du maire, Amédée Chevalier et de son adjoint, Léopold Boucly.

Aujourd'hui, le blog complète avec quelques infos sur les conseillers municipaux.


 Émile MATHIAS : Lequel était conseiller municipal en 1925 ? Émile dit Lucien, Georges Émile ou bien encore Eugène Émile. 

 Léon DUQUENNE : Léon Pierre Louis DUQUENNE est né le 2 mars 1858 à Montbrehain. Il a épousé Eugénie Philomène HARMANT le 10 juin 1886 à Essigny-le-Petit. Une seule enfant née en 1888 est mentionnée sur sa fiche archivée. Il est noté comme employé, cultivateur, employé de commerce, marchand de charbon, aubergiste, propriétaire.Il est décédé probablement en 1940 (la transcription de son décès date du 5 octobre 1940). Il est l'un des donateurs de la nouvelle cloche de l'église.

Léandre GÉNOT : François Léandre Théodore GÉNOT est né le 29 janvier 1874 à Essigny-le-Petit. Il a épousé Palmyre Céline DAUSSAINT le 11 février 1899. Le couple a eu 4 enfants entre 1899 à 1910. Mobilisé en 1914, il est fait prisonnier le 28 août 1914 à Bellenglise. Léandre a exercé les métiers de boucher puis de manouvrier. Il a habité sur la place. Il est décédé le 15 février 1938.

 Gustave DELANGE : Comme pour Émile Mathias, il y a plusieurs Gustave Delange pouvant "prétendre" au titre de conseiller municipal.

Gustave Charles né en 1884 dans la commune mais il était domicilié à Saint-Quentin vers 1925.

Charlemagne Gustave Benjamin né en 1894 à Fonsomme.

Gustave Charlemagne né en 1882 dans la commune

Gustave Charlemagne né en 1859 à Fonsomme 

 Ernest GILLERON : Vous pouvez retrouver une courte biographie de cet ancien maire et directeur de la laiterie en cliquant ici

 Lucien CRIGNON : dans la presse locale, l'élu est identifié sous les prénoms de Charles dit Lucien. Né le 21 février 1889 dans la commune, il épouse une Essignyacoise, Blanche Augustine BEUVE le 25 septembre 1909. Le couple a au moins un fils, André Lucien Charles né le 8 février 1910 à Essigny. Élu conseiller municipal en 1925, il n'habite plus la commune dès 1926. Sa fiche matricule le fait résider à Estrées-en-Chaussée où il sera ensuite domicilié avant de rejoindre Fargniers. Salarié des chemins de fer (compagnie du Nord). Il décède à Condren le 23 juillet 1972.

 Charles MACAIGNE :Il pourrait s'agir de Charles Louis Macaigne né à Fresnoy-le-Grand le 27 avril 1871. Il épousa Louise Amélie Fromaitan (Frométon) le 9 juillet 1896 à Essigny. Il était domestique. Sa fiche matricule indique qu'il était de constitution faible. Leur fils, né avant leur mariage, est inscrit sur le monument aux morts communal. Ils ont un autre fils né en 1897. Il meurt à Essigny le 21 janvier 1931.

 Georges BOBEUF : Georges Auguste Charles BOBEUF est né le 17 janvier 1882 à Fontaine-Uterte. Il a épousé Louisette Juliette GAULIER le 28 octobre 1905 à Essigny-le-Petit. Le couple a eu 3 enfants nés entre 1910 et 1925. Mobilisé en août 1914. Grièvement blessé le 2 janvier 1905 au bois de la Gruerie (fracture crânienne par balle). Médaille militaire. Décédé le 18 avril 1957 à Saint-Quentin.

 

 

samedi 24 janvier 2026

Le rosier d'Arthur Sellier

 Les archives : on n'en sort pas.

Toujours de nouvelles découvertes !  En entrant Essigny-le-Petit sur les moteurs de recherches des archives départementales ou sur des sites de presse ancienne, il n'est pas rare de trouver de nouvelles pages où figure le nom de la commune.

Ma dernière découverte sur le site "Retronews" : la variété du rosier  planté sur la sépulture provisoire du soldat Arthur Sellier. Bien sûr, cela n'est pas essentiel mais quand même. J'ai appris par la même occasion qu'Arthur l'Essignyacois a été le premier ou l'un des premiers soldats mort dans les combats autour de la commune de Sancy (devenue depuis Sancy-les-Cheminots)

C'est dans l'organe de presse mensuel de mars 1920 de la CGT cheminote que j'ai trouvé l'information.


 

 Quant au rosier "La France", il a été créé en 1867.



Un rosier mondialement connu

Ce buisson au port érigé est le premier rosier hybride de thé mondialement connu crée en 1867 par Jean-Baptiste Guillot Fils. Les longs boutons pointus du rosier La France retiennent une multitudes de pétales. Des pétales de roses au parfum délicieux qui s'épanouissent en très grandes corolles légèrement retroussées, d'un blanc argenté doublé de rose lilas. Le feuillage lisse et large se déploie sur des tiges minces.

Ce rosier, toujours diffusé en 2026,  a été honoré par un timbre-poste en 1999.


 On peut retrouver la biographie d'Arthur Sellier dans le livret "Le monument aux Morts a 100 ans" édité par la commune ou dans le blog d'Essigny-le-Petit à cette page 

dimanche 11 janvier 2026

Le recensement, il y a 100 ans : la population de chacune des rues

 Le recensement se fait rue après rue. L'agent démarre au bout d'une rue, recense toutes les maisons d'un côté de la rue, les unes après les autres. Arrivé à l'autre extrémité, il traverse la rue et la parcourt en sens inverse.Puis passe à la rue suivante....

En sera-t-il de même cette année ?

Pour clore son travail, l'agent récapitule rue après rue, le nombre de maisons, de ménages, d'individus, le nombre de Français, et en dernier, le nombre d'étrangers. 


 Puis les écarts comme la ferme du Buisson


 Une dernière récapitulation avant que le maire appose sa signature : le tableau récapitulatif par tranches d'âge.


 

dimanche 4 janvier 2026

Le recensement, il y a 100 ans : les 107 patronymes

 Le prochain recensement débutera dans qulques jours pour une durée de un mois..

Il y a un peu moins de 100 ans, le 30 mars 1926, Amédée Chevalier, maire, clôturait le dénombrement de l'année 1926, le deuxième après la Grande Guerre. 


 

Voici les 107 patronymes relevés sur ce document.

Dommage que les épouses et les veuves ne figurent pas sous leurs noms de jeunes filles. 

A : Ancelet. 

B : Baland, Barre, Bernier, Bertin, Beugnier, Beuve, Blanchard, Bobeuf, Bocheux, Bonaventure, Bontemps, Boucly, Bourdon, Bourquin, Bouvier, Brachet.

C : Calonne, Carpentier, Carré, Cattié, Cellier, Chevalier, Cochet, Colpart, Cools, Corbeaux, Couvez, Crignon, Croiset.

D : Daussin, Defrémont, Delabre, Delange, Deliencourt, Demange, Devillers, Dolhen, Dollé, Dubois, Dumoitier, Duquenne, Dutarque.

E : Égret, Étienne.

F : Falouis, Fontaine, Forest, Fournet.

G : Génot, Gilleron, Gladieux, Godefroy, Goguillon, Gosselin, Gosset, Gossoin, Graimblot, Gras.

H : Hérens, Hivet, Hoquet.

J : Joube, Julien. 

K : Kleczewski.

L : Laboux, Lardier, Laruelle, Laurence, Laurent,  Laville, Lécart, Lefèvre, Lepreux, Lesage, Lombard, Loncle.

M : Macaigne, Maillet, Marchand, Mares, Marlier, Martin, Mathias, Méniel, Menu, Minten, Moisson, Mouche, Musmeaux.

P : Pavot, Peltier, Pennelier, Petit, Plateaux, Poite, Pollénus, Prévot.

R : Roger, Rollet. 

T : Tison.

V : Vallier, Vasseur, Vatin, Veillerobe, Venet, Verzinet.

 

 

 

 

samedi 6 décembre 2025

Un déporté essignyacois (#2)

 La biographie de Josef dans "le livre des 9000 déportés de France à Mittelbau-Dora" mentionne que son épouse se prénomme Stanislawa.  Il y est indiqué qu'il est agriculteur (plutôt ouvrier agricole), qu'il a 5 enfants alors que j'en ai identifié quatre. Des aînées du village m'ont confirmé qu'il y avait bien 5 enfants : il faut ajouter Irène née en 1933.


 La famille est domiciliée dans la commune. Si Jean y a vraiment vécu,on peut penser qu'il y a résidé peu de temps car sa plus jeune fille est née le 15 septembre 1938 à Beaurevoir et qu'il a été arrêté le 29 juillet 1940. Les aînées citées plus haut, Huguette et Ghislaine,affirment que Stanislawa et ses enfants sont arrivés, veuve et orphelins.

  


 "circonstances inconnues" et "pillage" Des points à éclaircir.

 




 * Revier : infirmerie

  

Émile Rimbot est l'une des nombreuses personnes qualifiées qui ont retracé le trajet de ces 9000 déportés.